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Quick commerce, dark stores et livraison instantanée : des modèles qui s’essoufflent ?

Après le retrait de Just Eat en Espagne et en Allemagne les années précédentes, c’est maintenant au tour de la plateforme Deliveroo d’annoncer qu’elle envisage de se retirer du marché hollandais d’ici novembre prochain. Une nouvelle qui sonne le glas pour les acteurs du quick commerce et de la livraison instantanée, pourtant un secteur en pleine expansion ces dernières années.

Une livraison à domicile qui a un coût

La nouvelle fait froid dans le dos des acteurs de la livraison à domicile. Le géant de la livraison de repas à domicile Deliveroo a récemment annoncé sur ses réseaux sociaux qu’il se laissait jusqu’au mois de novembre pour décider du futur de l’entreprise sur le sol flamand. Malgré tous les efforts déployés depuis des années, la firme est en perte sèche au pays de la tulipe, comme l’atteste son bilan au premier semestre 2022 : -174 millions d’euros de chiffre d’affaires. Des pertes expliquées par « de fortes dépenses en marketing et l’augmentation des frais généraux » – traduisez, entres autres, l’augmentation des coûts de livraison. La valeur brute de leurs transactions n’ayant augmenté que de 7% sur l’année, Deliveroo se retrouve donc en difficulté.

De plus, l’entreprise s’est également retrouvée sous le feu des projecteurs dans plusieurs affaires de travail dissimulé , la dernière datant du jeudi 2 septembre. Deliveroo est condamné à verser 9,7 millions d’euros à l’URSSAF Ile-de-France, somme correspondant aux diverses cotisations et contributions sociales non payées entre avril 2015 et septembre 2016. Le tribunal ayant reconnu un lien de subordination entre les livreurs et la plateforme, celle-ci doit donc s’acquitter des sommes qui en découlent.
Au même titre que Deliveroo, la plateforme de livraison JustEat se retrouve également dans la tourmente depuis quelques mois. Après avoir fait le choix de salarier tous ses livreurs début 2021, l’entreprise rétropédale et annonce un plan de sauvegarde d’emploi, en licenciant 269 livreurs en CDI, sur les 800 qu’elle emploie. Après deux années de folle croissance due à la pandémie et à la fermeture des restaurants, sommes-nous en train d’assister au lent déclin de ce modèle de livraison ?

Les alternatives pour une livraison responsable

Puisque le modèle classique peine à faire ses preuves, d’autres entrepreneurs ont eu des idées plus ingénieuses. Dans un contexte post-pandémie qui met en avant la bienveillance et l’aspect social des emplois d’utilité publique, il convient de savoir allier responsabilité et pérennité lors d’une création d’entreprise.
C’est là tout l’intérêt du modèle d’économie sociale et solidaire, qui vise à mettre l’humain au cœur des échanges économiques. Bien que la livraison collaborative existe depuis quelques années maintenant, elle profite du « bad-buzz » des entreprises de livraison classiques pour, petit à petit, se faire un nom dans le milieu. Aujourd’hui, toutes les grandes enseignes de distribution, alimentaire ou non, font appel à ce genre de service pour livrer leurs clientèles. Quoi de plus logique in fine. Un particulier qui fait ses courses peut très bien repartir avec les sacs de courses d’autres particuliers et les livrer en chemin.
Ce principe de mutualisation des ressources séduit de plus en plus, aussi bien chez les grands groupes que les PME/TPE. Alors que 38 millions de véhicules sillonnent chaque jour les routes françaises, aussi bien en ville qu’en campagne, remplir l’espace à vide de ces véhicules particuliers semblent d’une logique imparable. Reste à mettre en relation les particuliers ayant des besoins de livraison et les autres qui sont en mesure de les livrer sur leurs trajets quotidiens. C’est la mission que s’est donné Tut Tut.
Nous visons un marché déjà existant mais qui n’a pas encore su trouver l’équilibre parfait, tant au niveau économique que social. Grâce au cotransportage, Tut Tut veut démontrer l’efficacité et le sérieux d’une communauté de particuliers qui souhaite rendre service. Bien entendu, tout service rendu mérite compensation financière. Mais ce nouveau modèle économique à l’avantage de concilier tous les points qui font de la livraison de repas un modèle non-viable.

Le collaboratif : un modèle d’avenir

La livraison à domicile a un coût réel, tant au niveau humain qu’économique. L’engouement pour le quick commerce retombe aussi vite qu’il est arrivé, en laissant au passage des dégâts sociaux importants : on ne compte plus le nombre de manifestations des travailleurs indépendants qui critiquent le modèle.
Grâce au modèle collaboratif, la livraison à domicile n’est plus un métier. L’équilibre financier est encore trop compliqué à atteindre. En quoi est-ce une bonne chose ? Le facteur social est primordial. En 2022, nous nous devons d’être en mesure d’offrir un emploi stable et sain aux travailleurs. Si ce n’est pas le cas, le modèle est voué à l’échec. C’est pourquoi le cotransportage nous permet d’éviter ce conflit socio-économique, tout en proposant aux structures une autre approche de la livraison à domicile, conciliant juste rémunération et éco-responsabilité.
Vous souhaitez rejoindre l’aventure et contribuer à la croissance d’un modèle juste ? Rejoignez la communauté des coursiers particuliers dès maintenant !