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L’économie collaborative en marche

L’économie collaborative, dite « de pair à pair » (peer to peer), connait de grandes avancées tant au niveau économique que juridique. Selon le gouvernement, le marché mondial de l’économie collaborative devrait peser 302Mds d’euros d’ici 2025, donc demain. Aussi, dans le but de cadrer les pratiques de ce marché, nos élus ont identifié 5 types de plateformes collaboratives :

  • les plateformes de création de biens communs ;
  • les plateformes de partage de frais ;
  • les plateformes d’économie contributive ;
  • les plateformes de courtage ;
  • les plateformes-activité.

 

Dûe aux nombreuses externalités négatives que subit notre société (inflation, hausse du chômage, crise énergétique…), la nécessité de réinventer nos modèles économiques s’impose d’elle-même. Le terme d’ « économie de partage » prend petit à petit tout son sens.

L’économie de partage – business model de demain

Selon une étude de Sendcloud, 2 consommateurs sur 3 se disent aujourd’hui prêts à partager leurs biens plutôt que de les posséder. Le nombre de plateformes de mise en relation entre particuliers pour échanger un service, faire de la garde d’enfants, donner des cours de soutien scolaire, etc, explose depuis les dernières années.

Internet nous a donné ce fabuleux outil qu’est la mise en relation. Il n’a jamais été aussi simple de poster une demande spécifique de service ou produit sur un site et d’avoir des réponses dans l’heure qui suit.  Aujourd’hui, tous les modèles classiques que l’on connait ont également leur version « collaborative » : les taxis avec les VTC, les discounters avec les marketplaces de 2nde main (telle que LeBonCoin), les e-commerces de vente de vêtements avec les offres de vêtements d’occasion type Vinted.

L’engouement que connait l’économie de partage n’est pas prêt de s’arrêter. Au niveau européen, les Français en sont particulièrement friands et également pionniers en la matière. De grandes plateformes franco-françaises telles que Blablacar exportent leurs modèles à l’international.

Non seulement ces modèles contribuent à plus de justice sociale en permettant aux particuliers d’avoir accès à des services répondant aux besoins de la vie courante, mais certains répondent à des problématiques bien plus profondes.

C’est le cas du cotransportage (livraison collaborative) qui s’inscrit dans une démarche éco-responsable dans le secteur de la logistique.

Transformer la supply chain grâce à l’économie collaborative du dernier kilomètre

Il y a 10 ans, les grandes entreprises de logistiques se heurtaient à des problématiques de maillage des solutions de livraison. Comment arriver à livrer partout, tout le temps et rapidement ? L’omnicanalité a répondu à cette problématique, avec notamment des solutions comme Sendcloud ou Woop, agrégateurs de services logistiques. Aujourd’hui, le défi qui s’impose à ces plateformes – et à tous les acteurs du secteur plus largement – est d’arriver à concilier leur promesse avec les enjeux contemporains : équité sociale et neutralité carbone. Réinventer la logistique du dernier kilomètre, responsable d’un quart des émissions de gaz à effet de serre en France, devient une absolue nécessitée.

Le défi peut sembler de taille et pourtant des solutions toutes simples existent. La livraison collaborative, ou livraison par particulier, permet une réduction des émissions de GES grâce à la mutualisation des véhicules sur leurs trajets quotidiens. En plus d’avoir un impact positif pour la planète, cette solution offre aux particuliers la possibilité de gagner quelques euros en échange de services rendus.

En bout de chaine, un nouveau système de point-relais entre particuliers voit le jour. Des acteurs comme Welco permettent aux particuliers de réceptionner les colis de leurs voisins lorsque ceux-ci sont absents. Une solution qui relève tout simplement du bon sens lorsqu’on sait qu’en France, 39% des individus ont renvoyé un colis au cours de l’année passée. Grâce à ce service, le taux de retour de colis à l’expéditeur chute et par la même occasion les émissions de GES aussi.

Des alternatives qui tendent à se démocratiser

Dans l’immédiat, la grosse bête noire de ces plateformes est leur méconnaissance du grand public. Lorsqu’on pense livraison à domicile, on pense tout de suite Amazon. Pourtant, même le géant du e-commerce transforme petit à petit ses pratiques, notamment grâce aux systèmes de lockers (casiers) disposés un peu partout sur le territoire et qui permettent aux individus de récupérer directement leurs colis grâce à un code à 4 chiffres.

Concernant le cotransportage et le système de point-relais entre particuliers, les deux modèles veulent nouer des partenariats stratégiques avec les grands noms du secteur déjà bien implantés pour leur proposer de nouvelles solutions. La complémentarité de ces nouveaux acteurs à chaque maillon de la supply chain n’est plus à démontrer.
Il convient maintenant de donner aux Français les moyens de se les approprier afin de les démocratiser et en multiplier l’impact au niveau national.

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