L’éco-logistique,
ou comment rouler sans polluer

En quoi ça consiste ?
L’éco-logistique est un terme que l’on entend de plus en plus depuis quelques années et devient le nerf de la guerre pour les entreprises de transport. Avant de rentrer dans les détails, il convient d’expliquer en quoi consiste ce concept. Selon www.e-marketing.fr , l’éco-logistique se définit comme une

Démarche visant à concevoir la chaîne logistique et la gestion des flux corollaires avec une préoccupation constante de respect de l’environnement, de réduction de l’empreinte carbone des activités logistiques, de l’utilisation de véhicules de transports peu/moins polluants, de réflexion multimodale favorisant les synergies et les économies, de valorisation des emballages et de développement durable

Quatre points bien distincts donc, qui ensemble, forment le nouveau créneau logistique de demain.
Ce terme renvoie lui-même aux secteurs d’activité les plus polluants pour notre planète : l’emballage et le transport. Concernant le secteur du packaging, un kilo de plastique rejette 3,5kg de CO2 dans l’atmosphère. En 2015, la production de plastique mondiale a atteinte 448 millions de TONNES. Soit 448 000 000 000kg de plastique ! Ça commence à faire beaucoup de 0 … multipliés par 3,5kg émis, je vous laisse faire le calcul.

Considérons que ces chiffres sont mirobolants : le secteur du packaging a donc une énorme marche de manœuvre s’il souhaite se conformer aux normes imposées par les accords de Paris de 2015. C’est pourquoi ce secteur est en pleine mutation, à commencer par les alternatives au plastique, telles que le carton et le papier. Certes ces matériaux rejettent également des gaz à effet de serre à la production, mais ils ont l’avantage d’être plus facilement recyclable et ont une durée de dégradation beaucoup plus courte que le plastique. Nous avons tous vu les campagnes gouvernementales expliquant qu’un morceau de sac plastique met presque 1000 ans à se désagréger…

Concernant le transport, ce n’est un secret pour personne, c’est également un des secteurs d’activités les plus polluants. Le fret représente à lui seul 40% des émissions de CO2, dont les ¾ sont dues uniquement au transport routier. Il convient donc à ce secteur de se réinventer à son tour. Depuis quelques années, de plus en plus de véhicules roulants au <bGPL (gaz de pétrole liquéfié) sillonnent les routes. La Poste à son tour s’est dotée d’un parc automobile de 27000 véhicules légers dont 7000 sont électriques et envisage de doubler sa flotte d’ici 2025, pour un investissement total de 200 millions d’euros. La Poste est un des acteurs du secteur de la logistique qui donne l’exemple : le groupe aurait réduit de 32% ses émissions de gaz à effet de serre depuis 2013. En revanche, 83% des émissions de CO2 de La Poste sont toujours directement liées à son activité, dont 31% proviennent uniquement du transport dit du « dernier kilomètre ».

Il convient donc aux autres acteurs de ce secteur de trouver des solutions innovantes en matière d’éco-logistique, afin de répondre aux exigences des accords de Paris, dont l’échéance arrive plus vite que prévue (pour rappel, l’Union Européenne se veut neutre en carbone d’ici 2050). La question est : les secteurs d’activités les plus polluants arriveront-ils à revoir leurs stratégies à temps pour faire face aux prérequis imposés par les accords de Paris ?

Dans cette optique, une nouvelle solution a vu le jour : le cotransportage.

Le cotransportage, maillon de la chaine d’éco-logistique

Depuis 2019, le cotransportage s’impose lentement dans le secteur de la logistique. Basé sur les mêmes principes que le covoiturage, le cotransportage espère apporter une réponse au défi logistique du dernier kilomètre. Nous avons atteint un stade de croissance qui permet aujourd’hui à chaque individu de posséder un véhicule personnel, la preuve en est, la France dispose d’un parc automobile particulier de 38 millions de véhicules. De surcroit, ces véhicules sont répartis un peu partout sur le territoire, ce qui offre une possibilité de maillage que les transporteurs classiques ne pourront (et ne devraient) jamais atteindre.

Ce modèle de cotransportage nous vient (une fois de plus) tout droit des États-Unis et s’est importé en France depuis les années 2015. Mais il faudra attendre 2019 pour le gouvernement français statut légalement sur les tenants et aboutissants de ce nouveau modèle économique, et il faudra encore attendre la crise du COVID pour que les institutions se rendent compte de l’importance d’intégrer une solution de livraison de dernier kilomètre alternative.

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Concrètement, le modèle repose sur l’optimisation de l’espace à vide des véhicules particuliers ainsi que la mutualisation des ressources. Avec un parc automobile aussi important, tous les principaux axes routiers français sont couverts chaque jour par des particuliers qui utilisent leur véhicule personnel pour des trajets quotidiens. Dans le but de ne plus voyager « à vide », le cotransportage propose à ces individus de convoyer avec eux les colis d’autres particuliers, afin d’éviter d’avoir à faire appel à un transporteur professionnel. Le but n’étant pas de concurrencer ce secteur d’activité traditionnel, mais bien d’offrir une pour les portions de trajets les plus polluants – le fameux dernier kilomètre. Nous ne pouvons nier qu’il sera toujours indispensable d’avoir des gros porteurs pour les plus longs trajets, mais le cotransportage s’adapte parfaitement aux impératifs en bout de chaine. Si un particulier effectue régulièrement le trajet souhaité, il est autant rentable pour lui que pour la planète de prendre en charge un colis et le mener à bon port.
Les plus sceptiques auront à cœur de critiquer ce modèle : certes aujourd’hui un colis livré grâce au cotransportage émettra toujours du CO2. Cependant les émissions rejetées par un véhicule léger comparé à un fourgon/camion de transporteur sont minimes. De plus, la France compte arrêter la production de moteur thermique à partir de 2030 et en interdire leur circulation d’ici 2050. La solution s’imposera d’elle-même lorsque le parc automobile français sera majoritairement électrique. À ce moment-là, nous pourrons réellement parler de solution neutre en carbone et avoir un impact d’autant plus positif.

Tut Tut : acteur d’une supply chain responsable

Chez Tut Tut, nous n’avons pas attendu que le modèle s’impose pour prendre les devants. Au contraire, nous imposons ce modèle dans de nombreux secteurs du retail, que ce soit alimentaire ou spécialisé. Parce que nous croyons au cotransportage et souhaitons avoir un réel impact éco-responsable, nous mettons tout en œuvre pour offrir une alternative fiable aux grands groupes qui ont des besoins de livraison.

En plus de faire des économies sur les émissions de gaz à effet de serre, notre solution permet aux personnes en situation de handicap ou à mobilité réduite d’avoir accès aux mêmes services que tout le monde, et ce dans une optique d’équité sociale.

Cochant toutes les cases d’une entreprise du XXIème siècle responsable, nous avons donc structuré notre politique RSE et changé les statuts de la société pour celui d’« entreprise à mission ». Nous avons la ferme intention d’avoir un impact positif tant au niveau écologique que social. C’est pourquoi nous tâchons d’être pro-actifs dans nos démarches, en conservant toujours à l’esprit cette politique RSE.

Pour rappel, Tut Tut c’est :

  • La plateforme qui rémunère le mieux ses coursiers (70% du montant de la course)
  • Une solution disponible sur tout le territoire français, en ville comme en campagne (n’oublions personne dans la transition numérique)
  • Des centaines de partenariats avec les plus grandes enseignes de distribution
  • Une initiative éco-responsable
Pour autant, on peut toujours mieux faire. Maintenant que nous avons mis en place notre comité de direction RSE (composé d’un membre de notre personnel ainsi qu’un partenaire professionnel et un coursier, afin de sans cesse améliorer notre service grâce à des points de vue différents), nous avons à cœur de faire connaitre le cotransportage au plus grand nombre. Si l’on veut avoir un réel impact, il est du devoir de chacun de mettre son grain de sel et il est de notre devoir d’éduquer les populations sur des moyens alternatifs fiables.
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